samedi 22 septembre 2012

ioana baltog has invited you to join Twitter!

 
Top corners image
     
 
   
 
 
 

ioana baltog has invited you to join Twitter!

 
 
  Accept invitation  
 
     
 

Twitter helps you stay connected with what's happening right now and with the people and organizations you care about.

 

lundi 29 août 2011

Join me on Twitter

Twitter

Find out why I love Twitter. Instant updates about news, sports, entertainment. And you.

Join me on Twitter »

ioana baltog @didou1563

ioana baltog's profile picture
This message was sent by a Twitter user who entered your email address. You can unsubscribe if you'd prefer not to receive emails when other people invite you to Twitter. Please do not reply to this message; it was sent from an unmonitored email address. This message is a service email related to your use of Twitter. For general inquiries or to request support with your Twitter account, please visit us at Twitter Support.

Join me on Twitter

Twitter

Find out why I love Twitter. Instant updates about news, sports, entertainment. And you.

Join me on Twitter »

ioana baltog @didou1563

ioana baltog's profile picture
This message was sent by a Twitter user who entered your email address. You can unsubscribe if you'd prefer not to receive emails when other people invite you to Twitter. Please do not reply to this message; it was sent from an unmonitored email address. This message is a service email related to your use of Twitter. For general inquiries or to request support with your Twitter account, please visit us at Twitter Support.

samedi 23 juillet 2011

Ioana Baltog : pas de réponse à mon invitation ?

viadeo

Bonjour,

Le dimanche 3 juillet 2011, je vous ai invité à faire partie de mes contacts sur Viadeo.

A bientôt,

Ioana Baltog

mercredi 13 juillet 2011

Ioana Baltog : pas de réponse à mon invitation ?

viadeo

Bonjour,

Le dimanche 3 juillet 2011, je vous ai invité à faire partie de mes contacts sur Viadeo.

A bientôt,

Ioana Baltog

dimanche 3 juillet 2011

Message de Ioana Baltog

viadeo

Bonjour,

Je vous invite à rejoindre mon réseau de contacts sur Viadeo.

Cordialement,

Ioana Baltog

©viadeo 2011 | Message de Ioana Baltog

lundi 15 février 2010

Zinédine, c'est quoi?

Comme une pensée qui surgit dans la nuit, il plonge dans la lumière vive, pour attraper un petit bâton lié par des fils invisibles au plafond en toile bleue étoilée. L’acrobate savoure chaque instant de son vol qui défie les lois de la physique.


« Zinédine, c'est quoi? » me dit ce matin le chinois de ma classe. Il n’aime pas le sport et il ne comprenait pas comment quelqu’un peut avoir ce nom. Il voulait surtout en connaître la signification, car en Chine chaque nom veut dire quelque chose. Olga lui a raconté une anecdote courte, non pas parce qu’elle aime le sport, mais parce qu’elle aime le scandale… 


Ces derniers jours tout bascule. Ma tête devient un plein feu d’artifices avec des questions liées au métier d’enseignant de FLE, aux responsabilités que ça implique par rapport aux élèves, à la permanente recherche d’améliorer ses cours, à la façon de réagir dans des situations des plus diverses.

Ma classe a quasi doublé pendant ces 2 dernières semaines. Beaucoup de gens viennent pour prendre des renseignements, mais ne reviennent pas après. Deux nouveaux élèves ont intégré mon groupe :

- une jeune fille venant de la république de Géorgie, médecin qui doit apprendre le français pour conserver son poste à l’hôpital. Elle arrivée à l’école il y a dix jours.

- l’autre nouvel étudiant est venu s’inscrire cet après-midi. Il s’agit d’un palestinien, médecin lui aussi, qui a fait ses études à Cluj (et oui ! il parle roumain !!!). A la recherche d’un emploi, il veut apprendre le français aussi pour une communication plus facile avec sa femme qui est française. Il commence demain et il aura droit à des tests pour évaluer son niveau.

Du coup, je remets en question toute ma façon d’enseigner, avec deux apprenants, parfois trois, j’avais construit mon cours autour de leur progression et jusqu’à maintenant ils ont fait de grands progrès. Mais v’là tipa que les nouveaux arrivent et on me demande de tout recommencer avec l’alphabet, le présent, je m’appelle, je suis…., j’ai….

J’ai constaté avec Tina (la fille de Géorgie) qu’elle a des bases, qu’elle a déjà pris des cours, mais ses problèmes restent la lecture, l’écrit et la prononciation. La compréhension orale et écrite lui est facile. C’est pour ça que je lui ai envoyé quelques fiches de grammaire (par exemple le passé composé, car elle utilisait mal les auxiliaires) pour qu’elle les lise à la maison et en classe, je prépare des petits exercices de révision qui servent aussi aux autres. Je compte faire pareil avec le nouvel apprenant.

Aujourd’hui, ils ont eu un jeu de l’oie, pour se détendre de l’imparfait, et ils en étaient ravis !

Classe double, préparation double, nombre double de photocopies…je me vois obligée plus qu’avant de mettre en place une pédagogie différentiée.


Le même problème persiste : la directrice n’avait même pas l’intention de m’annoncer que vendredi dernier les élèves ne venaient pas, donc le cours était annulé et c’est par eux que je l’ai appris. Au niveau tuteurage, son implication reste minime, voire inexistante.


Grand plus : j’adore travailler avec mes élèves et même si l’ambiance n’est pas top, le plaisir que le fait de les voir progresser me réchauffe le cœur.


Surprise à laquelle je m’attendais un peu : les langues fusionnent à la porte de la classe, Tina et Olga se parlent en russe, devant l’école, tandis que Tina parle à Xiao-dong en anglais.


Je vais m’arrêter ici, car je dois refaire mon cours pour demain..Vous aussi, ça vous prend plus de temps la préparation que le temps passé en classe ?

mercredi 27 janvier 2010

Un seul ? citron ?

Le vent souffle dehors à tout arracher. L’orage dessine des fantômes incandescents sur la toile du cirque. Il pleut des cordes et les spectateurs se font rares. A l’intérieur, l’acrobate songe aux beaux jours qui vont arriver, une fois le soleil levé. A ses nouvelles acrobaties qu’il n’a pas dévoilées que lors des répétitions pour l’instant.



Samedi, 4 mois de stage !

Ces deux dernières semaines ont été pleines d’expériences intéressantes.

La semaine du 18 janvier a été presque une semaine « normale », où l’emploi du temps est respecté. J’ai eu cours avec le groupe A lundi, mardi et jeudi. Mardi après-midi j’ai animé le groupe B.

Pour les « petits », comme j’appelle mes apprenants du groupe A, j’avais préparé un test, pour voir s’ils ont avancé. Leur première réaction : « C’est difficile !», « Je ne sais pas ! ». J’ai dû les rassurer, en disant que c’est que des choses qu’on a vues ensemble. Au programme : le futur simple, les expressions de temps (pour, pendant, dans), l’adjectif démonstratif et le pronom relatif simple (qui et que). J’ai eu une surprise de voir que 20 minutes après le commencement du test, Esther, l’apprenante nigérienne, arrive. Je m’étais plutôt habituée à son absence, vu qu’elle travaille et elle ne peut pas venir que très rarement. Elle vient plus souvent dans le groupe B. C’était la 4ème fois qu’elle fréquentait mon cours. Contente, d’voir un élève de plus, mais inquiète car elle n’a pas eu les mêmes fiches que les autres. Heureusement que j’avais un exemplaire de plus du test, comme ça, elle a pu le faire aussi.



Conclusions du test :

Ce qui n’a pas marché, pour tous :

- les expressions de temps. Je ne sais pas pourquoi, ce point à du mal à passer.

- légère tendance à confondre les verbes venir et voir au futur.

- Difficultés à créer des phrases librement avec un pronom complément. (je leur avais donné le début de la phrase et eux ils devraient compléter)

Ce qui a bien marché :

- le futur simple, mes deux apprenants habituels ont très bien acquis ce point de grammaire. Comme j’étais contente !!! Esther, par contre, m’a fait un panaché de temps composés du genre : moitié subjonctif, moitié imparfait suivi du participe simple. J’ai dit à la directrice qu’elle avait eu des difficultés à ce niveau.

- le pronom relatif simple, dans l’exercice qui demandait à choisir entre qui et que, ils se sont très bien débrouillés.

Activités ludiques :

- Le reste de la semaine, j’ai imaginé des activités plus dynamiques, par exemple, mardi, on a analysé un billet de train et comment le comprendre. Ensuite, ils ont du créer un dialogue qui se passait au guichet de la gare. Ils ont décidé de partir à Strasbourg et ils ont même négocié pour avoir un autre billet moins cher. A la fin de ce jeu de rôles, ils ont dû dessiner le billet de train qu’ils avaient « acheté ». Ce fut un moment drôle et de détente, car ils ont pris beaucoup de plaisir.

- J’ai également crée des devinettes pour eux et pour le groupe B. Cette activité aussi s’est avérée un bon moyen de les faire parler, même si parfois, ils devinaient trop vite.

- On a également joué avec les métiers « rares », du genre : extraterrestre ou gardien de prison. Ils avaient un dé, en fonction de leur numéro, ils tiraient un petit papier avec le mot à l’intérieur. Ce mot ils devaient le mimer.

- Une autre activité ludique qui leur a beaucoup plu est le pendu avec des noms de pays. Même les pays que je croyais difficiles ont été découverts. Si un des apprenants ne savait pas où cela se trouvait, l’autre lui montrait sur la carte.


J’ai introduit aussi les pronoms complément COD et COI, ce qui n’a pas été très simple. Je leur ai fait faire beaucoup d’exercices et je pense que maintenant c’est acquis. Reste à vérifier, la semaine prochaine, peut-être, lors d’un test…

Hier j’ai présenté l’impératif, en montrant des publicités et en leur demandant de souligner les verbes. Le but de cette activité est de créer un slogan, un des jours qui suivent.


Petit malentendu qui nous a provoqué un fou rire pendant quelques secondes : On lisait la phrase : « Citronnez-les !» qui faisait partie d’une recette. Le chinois me demande «Un seul ? ». Moi, je réponds, « Un seul…..Citron ? ». Lui, il me dit après : « Non, « n ». »


Avec le groupe B :

J’avais préparé un débat sur l’écologie, à partir d’un texte qui parlait de la dépense inutile de l’eau. On a fait un petit brainstorming pour voir comment on peut faire des économies d’eau et come ils étaient 4, j’ai fait 2 groupes, un pour « la douche », l’autre pour « le bain ». Ensuite on a parlé de la façon dont les gens de leurs pays économisent ou éparpillent l’eau.


Petit souci avec tous les groupes : un manque de motivation de faire les devoirs. Même s’il s’agit de lire un article, regarder les infos ou un film pour le raconter ou faire un exercice de grammaire, les devoirs sont souvent oubliés à la maison, négligés à cause de je ne sais pas quelle excuse ou simplement oubliés…



Activité extra-scolaire :

J’ai proposé à mes élèves, tout niveau confondu, comme ils ne sont pas nombreux, de faire une sortie samedi dernier. Seulement quatre d’entre eux, les deux hispanophones du groupe B et les deux sœurs algériennes qui forment le groupe C, sont venues. On est allées au Vieux port, on s’est promenées et visité un peu la ville. Ensuite, on a bu un café autour lequel on a parlé aussi des buts de chaque élève. La prochaine fois, on compte aller au cinéma et un autre jour à l’Alcazar.





vendredi 15 janvier 2010

Nouvelle année, nouvelles aventures…

Le trapèze traverse le ciel artificiel de la toile du cirque. Sous la lumière du spectacle, la silhouette blanche de l’acrobate creuse la nuit qui couvre le public. Les jambes tordues, la tête en bas, il voltige à une hauteur où beaucoup de gens auraient le vertige. Ses bras en croix se déploient pareil à des ailes de Phénix.


D’abord, je vais vous souhaiter à tous une très Bonne Année 2010 !


Alors…

Ca fait deux semaines que j’ai repris mon stage au Cipel. Deux semaine très chargées et inhabituelles, mais le plaisir d’être devant ma classe était toujours là. Le sentiment qu’on a à la fin du cours quand on sait que les élèves ont appris quelque chose de nouveau grâce à soi, c’est incomparable !

La semaine du 7 janvier :

Lundi, j’ai eu cours avec mon groupe habituel – la russe et le chinois. Je leur ai présenté le pronom relatif simple « qui » et « que ». Ce moment s’est prouvé très pénible pour l’apprenante russe, car elle m’a expliqué que, dans sa langue maternelle, « qui » correspond à une personne et « que » à un objet, ce qui n’est pas valable en français. Le mot « complément » l’a aussi un peu choquée, au début elle ne savait ce que c’était ; J’ai dû lui donner beaucoup d’exemples.

De mardi à vendredi – j’ai eu cours qu’avec la russe, donc le cours en micro-groupe c’est transformé pour quelques jours en cours particulier, car le chinois était obligé de garder la maison de sa cousine qui était montée à Paris pour les soldes. Alors, j’ai continué avec le pronom relatif et j’ai introduit le futur simple. Pour ce cours, j’étais vraiment contente et fière, car mon élève a compris tout de suite à partir des exemples du document déclencheur. Après, elle a vraiment participé à la conceptualisation. Quand aux exercices et aux activités qui ont suivi, tout a été un succès.
Si seulment tous les apprenants comprenaient toujours si facilement tous les points de grammaire…

Imprévus :

Le cours de jeudi a été annulé, car en Russie c’était Noël. On comprend et on souhaite Joyeux Noël !

Je devrais récupérer vendredi matin, en animant le cours B. Exceptionnellement, juste pour ces deux semaines, les deux apprenantes algériennes du cours C du soir se sont jointes à nous. Ca faisait 6 apprenants ! Toute contente, je passe la journée de jeudi à créer des activités intéressantes et ludiques, je fais des photocopies pour tout le monde à mes frais. Seulement voilà que vendredi matin, aucun élève ne vient et aucun élève ne téléphone pour annoncer son absence. La directrice les réveille de leur sommeil avec leur coup de fil…

Hmmm, on dirait qu’ils ne sont pas trop motivés…

Le cours de l’après-midi avec la russe s’est déroulé comme prévu.


La semaine du 13 janvier :

La semaine commence bien, avec ma classe habituelle. L’apprenant chinois n’a pas fait son devoir et j’ai eu droit à l’excuse « j’ai fait la cuisine pour le mari de ma cousine ». Comme je fais parfois, je propose qu’il nous raconte à l’oral son devoir qu’il n’a pas écrit. Il a des difficultés surtout à l’oral et il faut le faire parler.

Mardi et jeudi, je dois faire des journées doubles, car la directrice avait des rendez-vous à l’extérieur du Cipel. En échange, vendredi, je n’y viendrai pas. Donc, j’ai des clés et les groupes B et C, le matin, et le groupe A l’après-midi. Les apprenants du groupe A ont eu droit à des explications complémentaires pour le pronom relatif, des exercices et des jeux de rôles pour le futur, en plus des exercices avec les prépositions que j’ai sélectionnés des manuels. Avec les groupes avancés, je réussis à faire des jeux – le mot tabou, des devinettes, des débats, à partir de documents authentiques. Je me suis vraiment régalée de travailler avec des étudiants avancés et de pouvoir faire des activités plus libres.

Imprévus :

Le chinois refuse de prendre la parole pendant le débat sur la télé, il s’est contenté de hocher la tête et de dire « Non ». A partir de son 2eme refus, je lui ai dit d’écouter les avis des autres et entre temps de formuler sa réponse. Je lui expliqué que s’il veut apprendre il doit faire des efforts pour s’exprimer et pour comprendre. Par contre, les autres étaient assez bavards et j’étais très satisfaite de voir qu’ils ont des opinions variées et qu’ils ont assimilé les quelques articulateurs que j’ai présentés.


Dernière heure :

Hier j’ai appris que la première semaine de février la directrice partirait en vacances et que je devrais assurer tous les cours de la semaine. Même ceux du soir ? Si c’était comme cette semaine, les groupes B et C en même temps, oui, ce serait intéressant et enrichissant pour moi. Mais rester de 10h jusqu’à 21h30 là-bas… Que dois-je dire, faire ?

Elle me donne la clé jeudi aussi, qu’elle me dit de garder, au cas où lundi prochain elle ne serait pas là. Ce soir je reçois un coup de fil, peu aimable, qui me demande de l’apporter demain, et après elle raccroche. Je rappelle, elle ne répond pas. C’est à quelle heure ??? Sincèrement, je n’ai rien compris…

samedi 19 décembre 2009

Les aléas de l’emploi du temps des élèves et du Cipel (les horaires marseillais)

Ce soir-là, comme tous les soirs, l’acrobate s’éloigne dans le brouillard, guidé par son rayon d’ombre lumineuse qui transperce la nuit.




J’avais commencé ce message la semaine dernière en rentrant à la maison…

Donc, j’avais cours à 10h avec mon groupe A, comme tous les mardis. Je rencontre Xiaodong, le chinois de mon mini-groupe devant l’entrée. Comme d’habitude, je sonne. Souvent la directrice a quelques minutes de retard. On profite du fait que des gens sont entrés pour monter dans l’immeuble du Cipel.

On arrive à la porte. Je frappe. Le Chinois aussi. Où est Olga, la russe ? Esther, déjà, je me suis habituée à ses absences.

J’essaie de le faire parler. Il a des problèmes à la production orale. Il parle et me raconte son week-end. Je commence à m’inquiéter devant la porte…

A 10h10, quand le cours aurait dû commencer depuis 10 minutes déjà, je reçois un texto de la directrice qui me dit « Cours annulé. Venez plus tard. » Moi, croyant que je faisais un cauchemar, je l’appelle. Le chinois, qui vient de Salon de Provence et qui avait train à 9 h du matin et à 18h, est stupéfait. Ce jour-là, j’avais des cours le matin, donc l’après-midi j’avais déjà quelque chose à faire. Elle me dit « C’est moi qui décide ! Qu’est-ce que vous avez à faire ? ». Ben, il n’y a pas que le Cipel dans ma vie. Je ne passe pas mes jours à attendre de voir si elle me dit ou pas de venir. Surtout que le groupe d’après avait un autre niveau et je n’avais pas le temps de préparer quoi que ce soit ! Un emploi de temps est fait pour être respecté. Quand au Chinois, il a dû passer quelques heures dehors, dans le froid.


Il y a quelques jours, pendant le cours, la directrice part, comme elle fait souvent – faire les courses, à la banque ou à des rdv. Tout le temps elle rentrait avant la fin du cours. Cette fois-ci, je finis mon cours avec le groupe B, à 16h30, comme d’habitude. Attente de 5 minutes, attente de 15 minutes, attente de 35 minutes. Elle ne revient toujours pas. Je l’avais appelée sur le portable et laissé des messages sur le répondeur et je lui aussi envoyé deux textos pour lui demander quoi faire. Il commençait à faire sombre dans la grande salle où les néons ne s’allument pas. Ne voulant pas passer ma soirée dans le noir, je me souviens qu’une fois elle a claqué la porte pour fermer. Alors, je fais comme ça et je quitte les lieux. A 21h passées, elle m’appelle pour me dire qu’elle vient de voir mes messages et qu’elle était rentrée pour le cours du soir.
...

mardi 1 décembre 2009

« Une armoire froid »

Et de là-haut, ses yeux brillent, plongés dans la lumière trop blanche, trop brûlante et trop cruelle. Mais dans l’obscurité, des milliers d’yeux le fixent, lui jettent des fleurs invisibles pour l’encourager. Le silence reste roi et les paroles s’étouffent avant d’être prononcées. L’acrobate fait son célèbre saut périlleux.




Me voici au début de la première semaine du 3ème mois de stage et c’est le temps de faire le bilan du deuxième mois.

Présence des apprenants : ma classe de trois apprenants s’est quasi-transformée en binôme, parce que je n’ai vu la Nigérienne que très peu de fois. Elle aurait besoin de lire, de faire de la compréhension écrite. J’ai axé donc la préparation de mes cours sur les deux étudiants qui manifestent plus d’intérêt.
Quand aux raisons des absences, j’ai vu/entendu : cheveux ou chaussures mouillé(e)s, oubli de se réveiller le matin, rendez-vous avec ses amis chinois, besoin d’aller à la préfecture.


Les devoirs : souvent des descriptions (d’un lieu – sa maison ; d’une personne), écrire des dialogues ou de courtes lettres, compléter des exercices structuraux, écrire des cartes postales ou des recommandations pour un restaurant.


Phénomènes observés : plus le devoir est laborieux, plus ça vise des compétences différentes, plus l’incidence de l’excuse « j’ai oublié mon devoir à la maison » (soyons sérieux, si tous les jours ils ont un même cahier en classe et à la maison, pourquoi exactement le jour où ils oublient, ils laisseraient la fiche à la maison ???), « j’ai fait le devoir, mais dans ma tête » est probable.

Conséquence : j’explique l’importance et l’utilité du devoir. Ils me montrent des signes d’approbation à chaque fois et sourient après.


Grand souci : mes apprenants, malgré le fait d’apprendre le français sur place, ne parlent pas en français en dehors des cours. Ce qui fait qu’ils avancent très lentement. Et je me suis fait disputer pour cela. A mon avis, surtout à cause de l’absence d’un programme, car dans ce cas, c’est les étudiants qui imposent leur rythme. Parfois je me propose de passer à un autre point de grammaire ou de vocabulaire, mais je suis obligée de revenir avec d’autres explications ou répéter certaines règles.

La sortie : J’avais proposé à la directrice de faire une sortie avec les apprenants au marché afin qu’ils puissent remplir un questionnaire sur la vie des français que j’aurais composé. Comme réponse, un jour, elle m’a di qu’on irait voir un salon de thé chinois, parce que le chinois de mon groupe pourrait reconnaître des produits traditionnels. Ok, je dis. On y va, mais la grande surprise fut qu’il s’agissait d’un magasin-brocante de thé-objets-meubles……..Japonais ! Ce n’est pas grave, mais l’objectif (que les apprenants parlent librement) n’a pas été atteint. Et j’avais apporté caméra e appareil photo pour immortaliser le moment passé à table avec eux…Ce sera pour une autre fois…


Activité de compréhension orale : je fais écouter une chanson. Je pose des questions « de quoi il s’agit ? », etc… Ils me disent : « c’est une chanson ! » ; « oui, ça chante ». Alors, je me rends compte qu’il faut faire plusieurs écoutes. Mais après la 2ème, tout rentre dans l’ordre et je commence à avoir les réponses souhaitées.

Le cours commun : un jour, la directrice m’apprend que je vais animer un cours commun avec la classe A et la classe B. Cela me paraît amusant et une bonne opportunité de stimuler la motivation et la parole chez les apprenants. Elle me conseille de faire un genre de révision pour les deux groupes qui vise le vocabulaire.

Déroulement : Le jour J, elle change de plan, et 5 minutes avant le cours je me retrouve face à des fiches avec d’autres activités que celles du début. Donc, les apprenants, ils étaient quatre, sur cinq prévus. Je les sépare en 2 groupes et on commence à résoudre les activités, pendant les quelles je fabrique des billets avec des noms de métiers pour qu’ils miment. J’essaie aussi de les faire parler au maximum. Mêmes ceux du niveau A se montrent courageux et voire bavards. Le contexte les stimule, le cours est une réussite, même si on n’a pas fini toutes les activités.




p.s: “une armoire froid” c’est le frigo (la formule appartient à Olga) :)

samedi 14 novembre 2009

Et maintenant, que vais-je faire?

Du haut de son trapèze, l’acrobate courbe sa colonne vertébrale pour ressembler à rien d’autre qu’un ressort. Ses muscles se contractent, son respiration est entrecoupée. Il s’élance dans l’air afin d’attraper une corde encore plus haut placée, dans un bond qui défie la gravitation.



Dans mon groupe, j’ai pour l’instant, trois apprenants : une Russe, un Chinois et une Nigérienne. A part la Russe, qui semble être une vraie débutante (je dis « semble » car son copain lorsqu’il l’a inscrite a dit qu’elle avait déjà étudié un peu le français, mais après en cours tout était comme effacé de son esprit et même le simple mot bonjour était infranchissable les premières 10 minutes du cours), les deux autres devraient suivre les cours du groupe « B», mais ils rencontrent d’énormes difficultés…


Bref : dans on m’a confié trois apprenants complètements différents et qui ont besoin chacun d’une façon différente pour combler leurs lacunes et réussir à les mettre à niveau.


La Nigérienne travaille en France depuis dix ans, mais parle au boulot en anglais. Elle a de grands problèmes pour lire, si elle parle ou écrit assez bien, elle lit vraiment comme un enfant, elle déchiffre presque. Une simple carte postale devient une montagne à surmonter.


Le Chinois travaillait dans son pays dans une entreprise où il parlait anglais, il est venu en France après avoir suivi des cours de français pendant une courte période de temps en Chine, il a lu un livre de vocabulaire cet été. Donc, du vocabulaire, il en a. Lire, il lit très bien et assez vite. Ecrire, ça va. Tout ça pourrait indiquer un niveau A2 ou un petit niveau B1, peut-être. Mais en ce qui concerne la production orale, ce n’est pas du tout la même chose. Les deux premières semaines il ne disait presque pas un mot, et récemment il commence à parler, parfois il lui arrive même de poser des questions. Ses phrases restent très limitées, par exemple, si je lui pose une question, il me répondra sans faire une phrase avec un sujet, un prédicat et un complément. Encore plus inquiétant chez lui, c’est le fait qu’il a beaucoup de mal à comprendre ce qu’on lui dit. La directrice par exemple lui parle en anglais à chaque fois quand il ne comprend pas. Moi, je me force de parler très lentement, j’insiste, je reformule, je mime. L compréhension orale reste son plus gros problème.


La Russe, elle, ressemble à une vraie débutante. La compréhension écrite commence à marcher un peu mieux, mais l’oral (surtout la production – formuler une phrase lui prend parois plusieurs minutes) est quand même le point sur lequel je devrais me pencher dans son cas.


Mon plus grand défi à l’heure actuelle est de concevoir dans tous les cours des activités qui viennent à l’aide de chaque apprenant et de répondre à ses bésoins, d’essayer de marier les quatre compétences (expression orale et écrite, compréhension orale et écrite) et de faire en sorte que chaque apprenant puisse avancer.



P.S : chacun a une autre manière d’aborder les mots inconnus – si la Russe sort son dictionnaire, le Chinois me répond avec le mot en anglais……hmmmm…….je trouve cela intéressant et peut-être je pourrais en faire un argument dans le mémoire……..à réfléchir !

mardi 10 novembre 2009

j'ai grandi!


Pendant que ma maman est toujours en train de préparer ses cours ou de réfléchir  à un possible sujet pour son mémoire du M2, moi, je gradis tous les jours un peu plus...Maintenant, j'ai 6 mois et une semaine, presque 4kg.  Bientôt je vais aller à l'école, mais come je ne sais pas encore écrire, je vais demander à ma maman de rédiger une lettre pour le Père Noël. J'espère qu'elle oubliera touts les bêtises que j'ai faites...




Oups! ai-je dit bêtises? pardon! on n'appelle pas comme ça les blagues (parfois quasi-méchantes) d'un petit chat innocent... Quoi?! Il faut bien que je joue, non? Apprendre, c'est aussi expérimenter (casser des choses, faire du désordre, griffer ou mordre, y compris). Là, que j'ai grandi, je ne m'arrête plus...




"Le petit chat d'égout" est en train de devenir "un petit tigre des neiges"!

                                                                                                                        Pupic

vendredi 23 octobre 2009

Bilan – les deux dernières semaines (semaine 2 et 3)

Les jours passent et les cours avancent et moi... Et moi, je fais de mon mieux pour que mes élèves comprennent et apprennent ce que je leurs dis...

Avant la première activité de chaque jour, j'essaie d'engager une petite discussion histoire de voir s’ils ont passé un bon week-end, si leur matinée a été bonne et s’ils ont fait le devoir. Le devoir ! Ce petit mot impossible qui signifie « homework » et qui s’efface subitement de la tête de chaque apprenant à chaque fois que je pose la fameuse question « Est-ce que vous avez fait votre devoir ? ». Presque à chaque fois, au moins les premières fois, j’avais la même réponse…Des yeux curieux qui devenaient énormes et qui me regardent avec un mélange d’appréhension et de sournoiserie…Les têtes se penchent, les regards plongent et fixent quelque écriture invisible dans leurs cahiers…Alors, je me mets à expliquer que faire son devoir c’est nécessaire, pour mieux fixer ses connaissances. Ils n’ont pas l’air de comprendre tous mes mots, mais j’espère que le sens passe quand même à travers les barrières linguistiques.

Et après, ces verbes du 1er groupe, simples, mais compliqués par leur simplicité et leur régularité, qui s’entêtent de ne pas s’imprimer dans la mémoire des apprenants.

Reprenons : j’ai trois apprenants : une Russe, un Chinois, une Nigérienne (qui vient de rejoindre le groupe cette semaine). Pour les deux premiers ils suivent des cours avec moi depuis trois semaines.

Pendant la première semaine, on a fait connaissance, j’ai introduit les verbes « être » et « avoir », les nationalités. Ils connaissaient déjà quelques couleurs et quelques membres de la famille. Ils ont fait des phrases simples.

La deuxième et la troisième semaine : je pensais que le rythme d’apprentissage était géométrique et qu’ils allaient apprendre de plus en plus vite et de plus en plus de choses. Mais lundi prochain, la réalité était déjà une autre…Ils oublient vite, très vite, d’une formulation à l’autre ; le même mot paraît inconnu. J’ai compris encore mieux l’importance de la répétition. Pour mémoriser il faut surtout répéter. Beaucoup de fois. Depuis, je fais répéter, tous les quelques jours, je propose de petites révisions, jusqu’à ce que ce soit mémorisé.

Au programme : jeux de mots (à composer des phrases à partir des mots mélangés), compréhensions écrites (petits dialogues suivis de questions sur le sujet), les verbes du 1er groupe, le vocabulaire de la famille et le casse-tête de trouver l’oncle de ma tante et le père de mon frère qui est le fils de ma tante ( ), les salutations, la différence tu/vous…

Effet observé : intervention de l’étudiant plus avancé qui aide, explique ou corrige les autres.

Constat : sans les avoir vus ensemble, ils connaissent des mots du genre « rouquin » ou certaines personnes du verbe « aller ».

Conclusion :

Il arrive parfois (souvent ?) une situation particulière. Je prépare mes cours, les fiches à distribuer, les activités à faire. Par exemple, jeudi dernier je pensais leur parler des possessifs…Les fiches dans le dossier, je me prépare spirituellement aux possibles questions ou explications dont ils auraient besoin. Mais ils en avaient décidé autrement. Arrivée en classe, je constate qu’il n’y avait que l’étudiant chinois qui était venu en cours (la Nigérienne avait eu un empêchement et la Russe était malade). Donc, je me dis, je ne peux pas passer à un autre point de grammaire avec si peu d’étudiants. Alors, tout d’un coup, je profite du fait qu’il n’avait pas fait son devoir pour le faire parler. Et il m’a parlé de la Chine et de la France pendant 2h30. Tout en ayant comme guide la fiche qui avait été son devoir – de faire une description, de parler de sa maison, de comparer avec les maisons françaises, des loisirs des jeunes...

Des imprévus arrivent toujours, voire ce serait plutôt l’exception qui pèse plus que la règle. Je me suis rendue compte que la plus grande qualité d’un enseignant de FLE est l’adaptabilité. Adaptabilité aux situations imprévues. Adaptabilité aux niveaux types d’apprenants. Adaptabilité aux différents niveaux des apprenants.

Qué malheur!

Tout seul, dans un coin, l'acrobate était sur le point de pleurer les jours où son numéro se déroulait sous les rayons chauds du soleil

J'imagine que tous d'entre nous, les FLE-tistes, on a besoin de laisser aux apprenants une trace écrite...Le tableau, bien-sûr, soit-il blanc, noir ou en papier...
Les cas où chaque apprenant a son propre manuel sont rares...Surtout quand on ne travaille pas avec un certain manuel ou lorsqu'on fait ses exercices et activités tout seul.
Alors, on doit donner aux apprenants des fiches. Pour qu'ils puissent les relire à la maison, y jeter un oeil si le doute s'installe, mémoriser certaines règles de grammaire ou de conjugaison ou simplement refaire les activités histoire d'approfondir ses connaissances.
J'imagine aussi que ce n'est pas le devoir du stagiaire (en bénévolat!) de s'acheter une imprimante, des cartouches couleurs ou faire des tonnes de photocopies pour le simple raison que le matériel technique du centre de langue est en panne depuis pas mal de temps.
Est-ce que, ailleurs, les stagiaires ont droit à faire des impressions ou des photocopies gratuites?
Car une fois ça va, mais se fournir ces montagnes de papiers tous les jours, il faudrait qu'on soit les enfants de Crésus!!!

lundi 12 octobre 2009

Première semaine au Cipel (5-10 octobre 2009)

Nous voilà vendredi, le 9 octobre…Une petite semaine de mon stage s’est écoulée. Ma première. La toute première passée devant des apprenants.



Ces quelques jours se sont révélés très enrichissants; c’était un mélange d’émotions, angoisses, impatience et bonheur.



Hier, par exemple, je me suis retrouvée face à une seule étudiante, l’autre étudiant qui faisait partie du groupe était malade. J’avais préparé des activités et des fiches pour leur niveau – petit A1. Il y avait sur la liste : les articles définis et les articles indéfinis, j’allais parler un peu du masculin-féminin et du pluriel. Aussi que des chiffres et des membres de la famille.





Combien ma joie était grande quand je voyais que l’apprenante comprenait les consignes ou quand elle répondait avec une motivation si forte qu’elle était rare. Evidemment, vous allez me dire, s’ils sont là, c’est qu’ils veulent apprendre…Oui, mais, apprendre en faisant des jeux (avec des papiers et des mots, ainsi qu’avec la carte du monde – je vais leur préparer pour plus tard un jeu d’oie), c’est apprendre plus vite et dans une atmosphère plus conviviale!



Je sens que dans ma tête, je commence à réfléchir un peu plus et surtout au chaud, sur le terrain, sur le statut d’enseignant de FLE, sur les mécanismes d’apprentissage et sur les stratégies qu’on devrait entreprendre pour un maximum d’efficacité, sans ennuyer les apprenants…



Le moment où j’ai été le plus heureuse de la semaine, c’était vers la fin du cours, lorsque l’apprenante avait composé une phrase assez longue, en passant du stade de “Je m’appelle Olga” à “Les enfants ont de petits éléphants gris”. Je suis contente et fière pour l’instant de son évolution et j’espère pouvoir continuer sur cette voie et développer toutes les qualités nécessaires à un enseignant de FLE!

Première journée au Cipel (6-7 octobre 2009)

Il jette un dernier regard furtif vers les innombrables yeux qui le fixent, peut-être pour le voir tomber…


Dans la lumière blanche, son costume paraît incandescent… Dans la lumière trop forte, il refait dans sa tête les gestes a tant répétés.

Le voilà, il se lance sur la corde si tendue qu’elle devient tremblante. L’acrobate fait son premier pas, tout seul, au-dessus de l’inconnu.

Va-t-il tomber? Non! Ses doigts des pieds s’accrochent à l’idéal de ses espoirs, à ses rêves qui doivent devenir réalité, tandis que ses mains coupent dans l’air des formes familières…



Donc, ce lundi j’avais cours le matin avec des apprenants de niveau “B” et l’après-midi avec des débutants.





Le premier groupe était composé de deux étudiants – un Chinois et une Mexicaine, qui se connaissaient depuis quelques semaines, pendant lesquelles ils ont été dans le même groupe. Je leur ai fait faire des jeux et une partie d’un examen de DELF B1, histoire de voir leur niveau. Ainsi, ai-je constaté que leurs niveaux étaient assez écartés. A la fin du cours, toujours souriants (lors de cette première leçon j’ai pris beaucoup de plaisir et eux aussi!), j’ai posé la question : “Est-ce que vous avez compris? Vous vous êtes amusés aussi?”. L’apprenant chinois a soudain répondu “non”, accompagné d’un mouvement de tête…Après il a rajouté…”je n’ai pas compris la question”…C’était que ça son problème! En parlant encore une minute avec eux, j’étais rassurée.



Le cors d’après-midi fut une autre histoire…Bien armée de ma leçon zéro, dynamique et ludique, à la Mme Tellier, d’une balle, de petits papiers et d’une carte du monde, j’entre dans la classe. N’ayant eu presqu’aucune information sur les apprenants, je me retrouve face à deux étudiants, le Chinois du matin qui a de forts problèmes à l’oral et une jeune fille russe. On m’a après dit que dans les semaines suivantes d’autres étudiants viendront se joindre aux cours… Bon, on va faire avec! Alors, je commence par me présenter, mon nom, ma nationalité, je montre mon pys sur la carte, je montre la France également…Quand je me rend compte que la jeune fille Russe me regardait d’un air étonné…Mais qu’est-ce qui se passe? – me demandai-je. Je découvre en fait qu’elle était une vraie débutante et que tous les jeux et activités que j’avais envisagés étaient compromis. Je lance un regard désespéré vers la directrice du Cipel, qui me sauve en me disant “L’alphabet”. C’est comme ça que j’ai commencé: par faire répéter des phrases “Je m’appelle Ioana. Je suis Roumaine.” Je me servais de la balle pour désigner la personne qui allait répondre. Après j’ai présenté l’alphabet, qu’ils connaissaient déjà. A l’aide d’un dictionnaire et après de petits papiers, on a réussi à faire des mots…



Hier, les choses se sont passées un peu mieux, ils avaient l’air plus motivé et dynamique…J’ai continué avec le verbe “avoir” et “être” et toujours avec le jeu de mots. Cette fois-ci, je l’ai présenté comme un concours et la “récolte” fut abondante, ils ont trouvé à peu près une centaine de mots…

Début de stage plein de péripéties…

Bonjour,


Je vais me présenter pour ce qui ne me connaissent pas. je m’appelle Ioana Baltog, d’origine roumaine et marseillaise depuis l’année dernière. Après une licence en Langues et Littératures Etrangères, à Bucarest, je me suis retournée vers le parcours FLE (à Aix en Provence), qui me paraît très intéressant et enrichissant pour chaque futur enseignant. Pour différentes raisons, j’ai choisi de faire mon stage à Marseille, pays de l’aïoli et des pieds-et-paquets, dans un centre de langues situé au centre ville et qui porte le nom de Cipel.

Je voulais me mettre dans l’atmosphère et comprendre les façons d’enseigner de cet établissement. C’est pour cela que, pendant à peu près deux semaines, j’ai observé lun petit groupe de jeunes, une Méxicaine et un Chinois, dont le niveau en français était B1.

Le temps est passé, le trac du début monte, la curiosité aussi…Je vais commencer ce lundi. On m’a confié deux deux cours (2h30 chacun), l’un, le matin, avec le petit groupe que j’ai observé et l’autre l’après-midi avec des débutants.

J’ai prévu à faire quelques activités ludiques et de dynamique de groupe (il n’en font pas trop souvent) et beaucoup d’oral. Aussi, vais-je proposer une dictée et une compréhension orale et écrite pour le groupe débutant, afin de connaître mieux leur niveau.

Je pense que mardi le billet sera bien plus long, après avoir rencontré les apprenants.

De retour sur mon blog!!!!








Voilà, l'été fini, les vacances aussi...
Le Mistral se lève, les journées se raccourcissent...
Les étudiants du M1 2008-2009 ont presque tous commencé leurs stages.
J'hésitais entre faire un autre blog ou continuer celui-ci, mais comme je tiens à la tradition, j'ai du mal à m'en séparer...
Alors, avec un peu de retard, un peu de maquillage et de dépoussiérage, mon ancien blog devient mon nouveau blog.







Alors, que ça commence, le stage, les apprenants, les cours, que les réflexions se bousculent dans ma tête!!!








lundi 29 juin 2009

500 grammes de bonheur

il pleure la nuit, il ne mange que si on reste à côté, il ne sait pas se servir de la caisse, pas encore, il joue comme un fou...



C'est ...
mon petit chat!!!