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vendredi 23 janvier 2009

"Il y avait un peu d'Edith Piaf là"







Paris. Dimanche matin. Temps changeant et frais. Devant le 28 du boulevard des Capucines, les passants se font rares.
On se dépèche vers l'entrée des artistes. L'art nous appelle. L'ancien bâtiment de l'Olympia résonne sous les répétitions minutieuses des derniers moments. L'orchestre et les membres de l'équipe bouillonnent...
Le lourd rideau de velour rouge s'ouvre. Dans sa petite robe noire, avec laquelle elle nous a habitués, Jil Aigrot apporte sur scène son immense talent vocal aussi que sa personnalité pleine de douceur et de sincerité.
Le plus de grave qu'elle a dans la voix ce soir emprunte à ses chansons encore plus de dramatisme. Son convaincant jeu de scène trahit sa formation théatrale. Juste ce qu'il faut pour emporter le public.
La musique nous transporte dans une sorte d'univers parrallèle, "un état second" d'où chante l'artiste entraînant dans ce voyage le publique. Tour à tour, les ritournelles nous promenent sur le pavé du Paris des années 20-30, nous ouvrent les yeux sur la vie toujours sur les routes et parfois pathétique des forains, nous aprennent "A quoi ça sert l'amour", que "sans amour on n'est rien du tout" et que les mots d'amour sont inépuisables. On fait la connaissance de "L'accordéoniste", de l'"Homme terrible", du "Légionnaire", entre un tour de Manège musical et "Les flonflons du bal". Sans oublier les classiques "Padam, Padam" et "Hymne à l'amour".
La vie devient rose quand la Jil Aigrot descend dans la salle pour cette chanson pour faire chanter le public qui s'avère ému et très réceptif. Parfois avec les larmes de l'émotion au coin de l'oeil, perdus dans "La foule", on écoute, on entend, on vit avec l'artiste l'intensité de cette matinée. Les histoires tristes de "L'homme à la moto" et des "Amants du jour", qui se donnent la mort pour jamais ne plus être séparés, créent une atmosphère apropriée pour une supplication comme "Mon Dieu". Après la dernière chanson du tour de chant "Non, je ne regrette rien", en rappel Jil Aigrot nous offre deux interprétations originales et très réussies de "Sous le ciel de Paris" (chanson spécialement ajoutée pour ce soir) et de toujours acclamé "Milord". On est sous le charme.
Pour Jil Aigrot, le triomphe est total, télévisions, journalistes, tous étaient au rendez-vous. La salle pleine d'un public plus qu'heureux. Des merveilleux souvenirs pour tous. Un magnifique hommage comme s'il restait un peu d'Edith Piaf dans l'établissement de Bruno Coquatrix.









lundi 17 novembre 2008

Jil Aigrot - Hommage à Edith Piaf





Nice, le 14 novembre 2008. Le Palais de la Méditerrannée bouillonne de gens
de tous les âges animés tous du même amour - celui de la chanson française.
A 21h moins le quart, l'orchestre entonne des accords qui réveillent des
souvenirs. Dans les applaudissements du public, le lourd rideau
rouge s'ouvre.

C'est dommage qu'on ne parle davantage d'elle. On a presque
tous vu le film "La Môme". On connaît la liste de prix que
l'actrice a eu à cette occasion. Mais sait-on qui est la voix et le
visage derrière certaines chansons? On l'ignorait. Maintenant on le sait.
Elle sillonne la France et le monde entier avec son spectacle en hommage à
Piaf. Il s'agit de Jil Aigrot.

Je n'utiliserai pas la même formule de ceux qui écrivent la
présentation de ses concerts - "l'illusion parfaite". Jil Aigrot
est beaucoup plus que ça. Telle Piaf, elle imprime son empreinte personnelle
aux chansons qu'elle chante, en créant ainsi sa propre interprétation qui
reflète parfaitement son caractère...

A coté d'elle sur scène on retrouve Guy Colomar au piano, Freddie
Garcia à l'accordéon et Cyril au xylophone. La soirée commence par
"Comme un moineau", chanson réaliste qui réchauffe
l'atmosphère tout en mettant en évidence le véritable talent de la
chanteuse.

Dans sa petite robe noire à laquelle les projecteurs empruntent des nuances de
rose, de bleu ou de jaune, le regard habité par la passion de chanter, elle
nous gâte les oreilles et l'esprit à travers des refrains connus ou moins
connus de la môme Piaf. Au programme : les incontournables "La vie en
rose", "Non, je ne regrette rien", "Padam padam",
"La foule", mais aussi "Y' a pas de printemps",
"Mon vieux Lucien", "La goualante du pauvvre
Jean", "L'homme à la moto" (qui est si vous ne le saviez
pas la première chanson rock'an'roll adaptée en France)...Et chaque
chanson est précédée d'un court moment introductif à l'histoire...
A la fin, le public est régalé de deux surprises -
"Milord" qu'il réclame et une chanson nouvelle dans ce tour de
chant - "La quête" de Jacques Brel.

Jil Aigrot. Si vous ne l'avez jamais entendue, achetez son disque. Si vous ne
l'avez jamais vue, allez à ses galas. Parce que c'est à découvrir! A l'Olympia, le 18 janvier 2009!