samedi 19 décembre 2009

Les aléas de l’emploi du temps des élèves et du Cipel (les horaires marseillais)

Ce soir-là, comme tous les soirs, l’acrobate s’éloigne dans le brouillard, guidé par son rayon d’ombre lumineuse qui transperce la nuit.




J’avais commencé ce message la semaine dernière en rentrant à la maison…

Donc, j’avais cours à 10h avec mon groupe A, comme tous les mardis. Je rencontre Xiaodong, le chinois de mon mini-groupe devant l’entrée. Comme d’habitude, je sonne. Souvent la directrice a quelques minutes de retard. On profite du fait que des gens sont entrés pour monter dans l’immeuble du Cipel.

On arrive à la porte. Je frappe. Le Chinois aussi. Où est Olga, la russe ? Esther, déjà, je me suis habituée à ses absences.

J’essaie de le faire parler. Il a des problèmes à la production orale. Il parle et me raconte son week-end. Je commence à m’inquiéter devant la porte…

A 10h10, quand le cours aurait dû commencer depuis 10 minutes déjà, je reçois un texto de la directrice qui me dit « Cours annulé. Venez plus tard. » Moi, croyant que je faisais un cauchemar, je l’appelle. Le chinois, qui vient de Salon de Provence et qui avait train à 9 h du matin et à 18h, est stupéfait. Ce jour-là, j’avais des cours le matin, donc l’après-midi j’avais déjà quelque chose à faire. Elle me dit « C’est moi qui décide ! Qu’est-ce que vous avez à faire ? ». Ben, il n’y a pas que le Cipel dans ma vie. Je ne passe pas mes jours à attendre de voir si elle me dit ou pas de venir. Surtout que le groupe d’après avait un autre niveau et je n’avais pas le temps de préparer quoi que ce soit ! Un emploi de temps est fait pour être respecté. Quand au Chinois, il a dû passer quelques heures dehors, dans le froid.


Il y a quelques jours, pendant le cours, la directrice part, comme elle fait souvent – faire les courses, à la banque ou à des rdv. Tout le temps elle rentrait avant la fin du cours. Cette fois-ci, je finis mon cours avec le groupe B, à 16h30, comme d’habitude. Attente de 5 minutes, attente de 15 minutes, attente de 35 minutes. Elle ne revient toujours pas. Je l’avais appelée sur le portable et laissé des messages sur le répondeur et je lui aussi envoyé deux textos pour lui demander quoi faire. Il commençait à faire sombre dans la grande salle où les néons ne s’allument pas. Ne voulant pas passer ma soirée dans le noir, je me souviens qu’une fois elle a claqué la porte pour fermer. Alors, je fais comme ça et je quitte les lieux. A 21h passées, elle m’appelle pour me dire qu’elle vient de voir mes messages et qu’elle était rentrée pour le cours du soir.
...

mardi 1 décembre 2009

« Une armoire froid »

Et de là-haut, ses yeux brillent, plongés dans la lumière trop blanche, trop brûlante et trop cruelle. Mais dans l’obscurité, des milliers d’yeux le fixent, lui jettent des fleurs invisibles pour l’encourager. Le silence reste roi et les paroles s’étouffent avant d’être prononcées. L’acrobate fait son célèbre saut périlleux.




Me voici au début de la première semaine du 3ème mois de stage et c’est le temps de faire le bilan du deuxième mois.

Présence des apprenants : ma classe de trois apprenants s’est quasi-transformée en binôme, parce que je n’ai vu la Nigérienne que très peu de fois. Elle aurait besoin de lire, de faire de la compréhension écrite. J’ai axé donc la préparation de mes cours sur les deux étudiants qui manifestent plus d’intérêt.
Quand aux raisons des absences, j’ai vu/entendu : cheveux ou chaussures mouillé(e)s, oubli de se réveiller le matin, rendez-vous avec ses amis chinois, besoin d’aller à la préfecture.


Les devoirs : souvent des descriptions (d’un lieu – sa maison ; d’une personne), écrire des dialogues ou de courtes lettres, compléter des exercices structuraux, écrire des cartes postales ou des recommandations pour un restaurant.


Phénomènes observés : plus le devoir est laborieux, plus ça vise des compétences différentes, plus l’incidence de l’excuse « j’ai oublié mon devoir à la maison » (soyons sérieux, si tous les jours ils ont un même cahier en classe et à la maison, pourquoi exactement le jour où ils oublient, ils laisseraient la fiche à la maison ???), « j’ai fait le devoir, mais dans ma tête » est probable.

Conséquence : j’explique l’importance et l’utilité du devoir. Ils me montrent des signes d’approbation à chaque fois et sourient après.


Grand souci : mes apprenants, malgré le fait d’apprendre le français sur place, ne parlent pas en français en dehors des cours. Ce qui fait qu’ils avancent très lentement. Et je me suis fait disputer pour cela. A mon avis, surtout à cause de l’absence d’un programme, car dans ce cas, c’est les étudiants qui imposent leur rythme. Parfois je me propose de passer à un autre point de grammaire ou de vocabulaire, mais je suis obligée de revenir avec d’autres explications ou répéter certaines règles.

La sortie : J’avais proposé à la directrice de faire une sortie avec les apprenants au marché afin qu’ils puissent remplir un questionnaire sur la vie des français que j’aurais composé. Comme réponse, un jour, elle m’a di qu’on irait voir un salon de thé chinois, parce que le chinois de mon groupe pourrait reconnaître des produits traditionnels. Ok, je dis. On y va, mais la grande surprise fut qu’il s’agissait d’un magasin-brocante de thé-objets-meubles……..Japonais ! Ce n’est pas grave, mais l’objectif (que les apprenants parlent librement) n’a pas été atteint. Et j’avais apporté caméra e appareil photo pour immortaliser le moment passé à table avec eux…Ce sera pour une autre fois…


Activité de compréhension orale : je fais écouter une chanson. Je pose des questions « de quoi il s’agit ? », etc… Ils me disent : « c’est une chanson ! » ; « oui, ça chante ». Alors, je me rends compte qu’il faut faire plusieurs écoutes. Mais après la 2ème, tout rentre dans l’ordre et je commence à avoir les réponses souhaitées.

Le cours commun : un jour, la directrice m’apprend que je vais animer un cours commun avec la classe A et la classe B. Cela me paraît amusant et une bonne opportunité de stimuler la motivation et la parole chez les apprenants. Elle me conseille de faire un genre de révision pour les deux groupes qui vise le vocabulaire.

Déroulement : Le jour J, elle change de plan, et 5 minutes avant le cours je me retrouve face à des fiches avec d’autres activités que celles du début. Donc, les apprenants, ils étaient quatre, sur cinq prévus. Je les sépare en 2 groupes et on commence à résoudre les activités, pendant les quelles je fabrique des billets avec des noms de métiers pour qu’ils miment. J’essaie aussi de les faire parler au maximum. Mêmes ceux du niveau A se montrent courageux et voire bavards. Le contexte les stimule, le cours est une réussite, même si on n’a pas fini toutes les activités.




p.s: “une armoire froid” c’est le frigo (la formule appartient à Olga) :)

samedi 14 novembre 2009

Et maintenant, que vais-je faire?

Du haut de son trapèze, l’acrobate courbe sa colonne vertébrale pour ressembler à rien d’autre qu’un ressort. Ses muscles se contractent, son respiration est entrecoupée. Il s’élance dans l’air afin d’attraper une corde encore plus haut placée, dans un bond qui défie la gravitation.



Dans mon groupe, j’ai pour l’instant, trois apprenants : une Russe, un Chinois et une Nigérienne. A part la Russe, qui semble être une vraie débutante (je dis « semble » car son copain lorsqu’il l’a inscrite a dit qu’elle avait déjà étudié un peu le français, mais après en cours tout était comme effacé de son esprit et même le simple mot bonjour était infranchissable les premières 10 minutes du cours), les deux autres devraient suivre les cours du groupe « B», mais ils rencontrent d’énormes difficultés…


Bref : dans on m’a confié trois apprenants complètements différents et qui ont besoin chacun d’une façon différente pour combler leurs lacunes et réussir à les mettre à niveau.


La Nigérienne travaille en France depuis dix ans, mais parle au boulot en anglais. Elle a de grands problèmes pour lire, si elle parle ou écrit assez bien, elle lit vraiment comme un enfant, elle déchiffre presque. Une simple carte postale devient une montagne à surmonter.


Le Chinois travaillait dans son pays dans une entreprise où il parlait anglais, il est venu en France après avoir suivi des cours de français pendant une courte période de temps en Chine, il a lu un livre de vocabulaire cet été. Donc, du vocabulaire, il en a. Lire, il lit très bien et assez vite. Ecrire, ça va. Tout ça pourrait indiquer un niveau A2 ou un petit niveau B1, peut-être. Mais en ce qui concerne la production orale, ce n’est pas du tout la même chose. Les deux premières semaines il ne disait presque pas un mot, et récemment il commence à parler, parfois il lui arrive même de poser des questions. Ses phrases restent très limitées, par exemple, si je lui pose une question, il me répondra sans faire une phrase avec un sujet, un prédicat et un complément. Encore plus inquiétant chez lui, c’est le fait qu’il a beaucoup de mal à comprendre ce qu’on lui dit. La directrice par exemple lui parle en anglais à chaque fois quand il ne comprend pas. Moi, je me force de parler très lentement, j’insiste, je reformule, je mime. L compréhension orale reste son plus gros problème.


La Russe, elle, ressemble à une vraie débutante. La compréhension écrite commence à marcher un peu mieux, mais l’oral (surtout la production – formuler une phrase lui prend parois plusieurs minutes) est quand même le point sur lequel je devrais me pencher dans son cas.


Mon plus grand défi à l’heure actuelle est de concevoir dans tous les cours des activités qui viennent à l’aide de chaque apprenant et de répondre à ses bésoins, d’essayer de marier les quatre compétences (expression orale et écrite, compréhension orale et écrite) et de faire en sorte que chaque apprenant puisse avancer.



P.S : chacun a une autre manière d’aborder les mots inconnus – si la Russe sort son dictionnaire, le Chinois me répond avec le mot en anglais……hmmmm…….je trouve cela intéressant et peut-être je pourrais en faire un argument dans le mémoire……..à réfléchir !

mardi 10 novembre 2009

j'ai grandi!


Pendant que ma maman est toujours en train de préparer ses cours ou de réfléchir  à un possible sujet pour son mémoire du M2, moi, je gradis tous les jours un peu plus...Maintenant, j'ai 6 mois et une semaine, presque 4kg.  Bientôt je vais aller à l'école, mais come je ne sais pas encore écrire, je vais demander à ma maman de rédiger une lettre pour le Père Noël. J'espère qu'elle oubliera touts les bêtises que j'ai faites...




Oups! ai-je dit bêtises? pardon! on n'appelle pas comme ça les blagues (parfois quasi-méchantes) d'un petit chat innocent... Quoi?! Il faut bien que je joue, non? Apprendre, c'est aussi expérimenter (casser des choses, faire du désordre, griffer ou mordre, y compris). Là, que j'ai grandi, je ne m'arrête plus...




"Le petit chat d'égout" est en train de devenir "un petit tigre des neiges"!

                                                                                                                        Pupic

vendredi 23 octobre 2009

Bilan – les deux dernières semaines (semaine 2 et 3)

Les jours passent et les cours avancent et moi... Et moi, je fais de mon mieux pour que mes élèves comprennent et apprennent ce que je leurs dis...

Avant la première activité de chaque jour, j'essaie d'engager une petite discussion histoire de voir s’ils ont passé un bon week-end, si leur matinée a été bonne et s’ils ont fait le devoir. Le devoir ! Ce petit mot impossible qui signifie « homework » et qui s’efface subitement de la tête de chaque apprenant à chaque fois que je pose la fameuse question « Est-ce que vous avez fait votre devoir ? ». Presque à chaque fois, au moins les premières fois, j’avais la même réponse…Des yeux curieux qui devenaient énormes et qui me regardent avec un mélange d’appréhension et de sournoiserie…Les têtes se penchent, les regards plongent et fixent quelque écriture invisible dans leurs cahiers…Alors, je me mets à expliquer que faire son devoir c’est nécessaire, pour mieux fixer ses connaissances. Ils n’ont pas l’air de comprendre tous mes mots, mais j’espère que le sens passe quand même à travers les barrières linguistiques.

Et après, ces verbes du 1er groupe, simples, mais compliqués par leur simplicité et leur régularité, qui s’entêtent de ne pas s’imprimer dans la mémoire des apprenants.

Reprenons : j’ai trois apprenants : une Russe, un Chinois, une Nigérienne (qui vient de rejoindre le groupe cette semaine). Pour les deux premiers ils suivent des cours avec moi depuis trois semaines.

Pendant la première semaine, on a fait connaissance, j’ai introduit les verbes « être » et « avoir », les nationalités. Ils connaissaient déjà quelques couleurs et quelques membres de la famille. Ils ont fait des phrases simples.

La deuxième et la troisième semaine : je pensais que le rythme d’apprentissage était géométrique et qu’ils allaient apprendre de plus en plus vite et de plus en plus de choses. Mais lundi prochain, la réalité était déjà une autre…Ils oublient vite, très vite, d’une formulation à l’autre ; le même mot paraît inconnu. J’ai compris encore mieux l’importance de la répétition. Pour mémoriser il faut surtout répéter. Beaucoup de fois. Depuis, je fais répéter, tous les quelques jours, je propose de petites révisions, jusqu’à ce que ce soit mémorisé.

Au programme : jeux de mots (à composer des phrases à partir des mots mélangés), compréhensions écrites (petits dialogues suivis de questions sur le sujet), les verbes du 1er groupe, le vocabulaire de la famille et le casse-tête de trouver l’oncle de ma tante et le père de mon frère qui est le fils de ma tante ( ), les salutations, la différence tu/vous…

Effet observé : intervention de l’étudiant plus avancé qui aide, explique ou corrige les autres.

Constat : sans les avoir vus ensemble, ils connaissent des mots du genre « rouquin » ou certaines personnes du verbe « aller ».

Conclusion :

Il arrive parfois (souvent ?) une situation particulière. Je prépare mes cours, les fiches à distribuer, les activités à faire. Par exemple, jeudi dernier je pensais leur parler des possessifs…Les fiches dans le dossier, je me prépare spirituellement aux possibles questions ou explications dont ils auraient besoin. Mais ils en avaient décidé autrement. Arrivée en classe, je constate qu’il n’y avait que l’étudiant chinois qui était venu en cours (la Nigérienne avait eu un empêchement et la Russe était malade). Donc, je me dis, je ne peux pas passer à un autre point de grammaire avec si peu d’étudiants. Alors, tout d’un coup, je profite du fait qu’il n’avait pas fait son devoir pour le faire parler. Et il m’a parlé de la Chine et de la France pendant 2h30. Tout en ayant comme guide la fiche qui avait été son devoir – de faire une description, de parler de sa maison, de comparer avec les maisons françaises, des loisirs des jeunes...

Des imprévus arrivent toujours, voire ce serait plutôt l’exception qui pèse plus que la règle. Je me suis rendue compte que la plus grande qualité d’un enseignant de FLE est l’adaptabilité. Adaptabilité aux situations imprévues. Adaptabilité aux niveaux types d’apprenants. Adaptabilité aux différents niveaux des apprenants.

Qué malheur!

Tout seul, dans un coin, l'acrobate était sur le point de pleurer les jours où son numéro se déroulait sous les rayons chauds du soleil

J'imagine que tous d'entre nous, les FLE-tistes, on a besoin de laisser aux apprenants une trace écrite...Le tableau, bien-sûr, soit-il blanc, noir ou en papier...
Les cas où chaque apprenant a son propre manuel sont rares...Surtout quand on ne travaille pas avec un certain manuel ou lorsqu'on fait ses exercices et activités tout seul.
Alors, on doit donner aux apprenants des fiches. Pour qu'ils puissent les relire à la maison, y jeter un oeil si le doute s'installe, mémoriser certaines règles de grammaire ou de conjugaison ou simplement refaire les activités histoire d'approfondir ses connaissances.
J'imagine aussi que ce n'est pas le devoir du stagiaire (en bénévolat!) de s'acheter une imprimante, des cartouches couleurs ou faire des tonnes de photocopies pour le simple raison que le matériel technique du centre de langue est en panne depuis pas mal de temps.
Est-ce que, ailleurs, les stagiaires ont droit à faire des impressions ou des photocopies gratuites?
Car une fois ça va, mais se fournir ces montagnes de papiers tous les jours, il faudrait qu'on soit les enfants de Crésus!!!

lundi 12 octobre 2009

Première semaine au Cipel (5-10 octobre 2009)

Nous voilà vendredi, le 9 octobre…Une petite semaine de mon stage s’est écoulée. Ma première. La toute première passée devant des apprenants.



Ces quelques jours se sont révélés très enrichissants; c’était un mélange d’émotions, angoisses, impatience et bonheur.



Hier, par exemple, je me suis retrouvée face à une seule étudiante, l’autre étudiant qui faisait partie du groupe était malade. J’avais préparé des activités et des fiches pour leur niveau – petit A1. Il y avait sur la liste : les articles définis et les articles indéfinis, j’allais parler un peu du masculin-féminin et du pluriel. Aussi que des chiffres et des membres de la famille.





Combien ma joie était grande quand je voyais que l’apprenante comprenait les consignes ou quand elle répondait avec une motivation si forte qu’elle était rare. Evidemment, vous allez me dire, s’ils sont là, c’est qu’ils veulent apprendre…Oui, mais, apprendre en faisant des jeux (avec des papiers et des mots, ainsi qu’avec la carte du monde – je vais leur préparer pour plus tard un jeu d’oie), c’est apprendre plus vite et dans une atmosphère plus conviviale!



Je sens que dans ma tête, je commence à réfléchir un peu plus et surtout au chaud, sur le terrain, sur le statut d’enseignant de FLE, sur les mécanismes d’apprentissage et sur les stratégies qu’on devrait entreprendre pour un maximum d’efficacité, sans ennuyer les apprenants…



Le moment où j’ai été le plus heureuse de la semaine, c’était vers la fin du cours, lorsque l’apprenante avait composé une phrase assez longue, en passant du stade de “Je m’appelle Olga” à “Les enfants ont de petits éléphants gris”. Je suis contente et fière pour l’instant de son évolution et j’espère pouvoir continuer sur cette voie et développer toutes les qualités nécessaires à un enseignant de FLE!

Première journée au Cipel (6-7 octobre 2009)

Il jette un dernier regard furtif vers les innombrables yeux qui le fixent, peut-être pour le voir tomber…


Dans la lumière blanche, son costume paraît incandescent… Dans la lumière trop forte, il refait dans sa tête les gestes a tant répétés.

Le voilà, il se lance sur la corde si tendue qu’elle devient tremblante. L’acrobate fait son premier pas, tout seul, au-dessus de l’inconnu.

Va-t-il tomber? Non! Ses doigts des pieds s’accrochent à l’idéal de ses espoirs, à ses rêves qui doivent devenir réalité, tandis que ses mains coupent dans l’air des formes familières…



Donc, ce lundi j’avais cours le matin avec des apprenants de niveau “B” et l’après-midi avec des débutants.





Le premier groupe était composé de deux étudiants – un Chinois et une Mexicaine, qui se connaissaient depuis quelques semaines, pendant lesquelles ils ont été dans le même groupe. Je leur ai fait faire des jeux et une partie d’un examen de DELF B1, histoire de voir leur niveau. Ainsi, ai-je constaté que leurs niveaux étaient assez écartés. A la fin du cours, toujours souriants (lors de cette première leçon j’ai pris beaucoup de plaisir et eux aussi!), j’ai posé la question : “Est-ce que vous avez compris? Vous vous êtes amusés aussi?”. L’apprenant chinois a soudain répondu “non”, accompagné d’un mouvement de tête…Après il a rajouté…”je n’ai pas compris la question”…C’était que ça son problème! En parlant encore une minute avec eux, j’étais rassurée.



Le cors d’après-midi fut une autre histoire…Bien armée de ma leçon zéro, dynamique et ludique, à la Mme Tellier, d’une balle, de petits papiers et d’une carte du monde, j’entre dans la classe. N’ayant eu presqu’aucune information sur les apprenants, je me retrouve face à deux étudiants, le Chinois du matin qui a de forts problèmes à l’oral et une jeune fille russe. On m’a après dit que dans les semaines suivantes d’autres étudiants viendront se joindre aux cours… Bon, on va faire avec! Alors, je commence par me présenter, mon nom, ma nationalité, je montre mon pys sur la carte, je montre la France également…Quand je me rend compte que la jeune fille Russe me regardait d’un air étonné…Mais qu’est-ce qui se passe? – me demandai-je. Je découvre en fait qu’elle était une vraie débutante et que tous les jeux et activités que j’avais envisagés étaient compromis. Je lance un regard désespéré vers la directrice du Cipel, qui me sauve en me disant “L’alphabet”. C’est comme ça que j’ai commencé: par faire répéter des phrases “Je m’appelle Ioana. Je suis Roumaine.” Je me servais de la balle pour désigner la personne qui allait répondre. Après j’ai présenté l’alphabet, qu’ils connaissaient déjà. A l’aide d’un dictionnaire et après de petits papiers, on a réussi à faire des mots…



Hier, les choses se sont passées un peu mieux, ils avaient l’air plus motivé et dynamique…J’ai continué avec le verbe “avoir” et “être” et toujours avec le jeu de mots. Cette fois-ci, je l’ai présenté comme un concours et la “récolte” fut abondante, ils ont trouvé à peu près une centaine de mots…

Début de stage plein de péripéties…

Bonjour,


Je vais me présenter pour ce qui ne me connaissent pas. je m’appelle Ioana Baltog, d’origine roumaine et marseillaise depuis l’année dernière. Après une licence en Langues et Littératures Etrangères, à Bucarest, je me suis retournée vers le parcours FLE (à Aix en Provence), qui me paraît très intéressant et enrichissant pour chaque futur enseignant. Pour différentes raisons, j’ai choisi de faire mon stage à Marseille, pays de l’aïoli et des pieds-et-paquets, dans un centre de langues situé au centre ville et qui porte le nom de Cipel.

Je voulais me mettre dans l’atmosphère et comprendre les façons d’enseigner de cet établissement. C’est pour cela que, pendant à peu près deux semaines, j’ai observé lun petit groupe de jeunes, une Méxicaine et un Chinois, dont le niveau en français était B1.

Le temps est passé, le trac du début monte, la curiosité aussi…Je vais commencer ce lundi. On m’a confié deux deux cours (2h30 chacun), l’un, le matin, avec le petit groupe que j’ai observé et l’autre l’après-midi avec des débutants.

J’ai prévu à faire quelques activités ludiques et de dynamique de groupe (il n’en font pas trop souvent) et beaucoup d’oral. Aussi, vais-je proposer une dictée et une compréhension orale et écrite pour le groupe débutant, afin de connaître mieux leur niveau.

Je pense que mardi le billet sera bien plus long, après avoir rencontré les apprenants.

De retour sur mon blog!!!!








Voilà, l'été fini, les vacances aussi...
Le Mistral se lève, les journées se raccourcissent...
Les étudiants du M1 2008-2009 ont presque tous commencé leurs stages.
J'hésitais entre faire un autre blog ou continuer celui-ci, mais comme je tiens à la tradition, j'ai du mal à m'en séparer...
Alors, avec un peu de retard, un peu de maquillage et de dépoussiérage, mon ancien blog devient mon nouveau blog.







Alors, que ça commence, le stage, les apprenants, les cours, que les réflexions se bousculent dans ma tête!!!








lundi 29 juin 2009

500 grammes de bonheur

il pleure la nuit, il ne mange que si on reste à côté, il ne sait pas se servir de la caisse, pas encore, il joue comme un fou...



C'est ...
mon petit chat!!!

mercredi 24 juin 2009

L'incroyable, le fantastique, le magnifique...
































Clarisse et moi, on a l'honneur de vous présenter l'incroyable, le fantastique, le manifique ...



Notre Blog Educatif!!!










il s'appelle Le FLE en Musique.....











On vous souhaite une agréable découverte!





dimanche 21 juin 2009

Les Rencontres Hors des Murs














"Mesdames, Messires, Herren und
Rittern, barons et chevaliers, amoureux

du rosaire, chanoines et acolytes,
barbares, byzantins, connaissez-vous
l’histoire du Musulman, du Juif et du
Chrétien qui le coeur épris d’une même
Dame, la suivirent en terre sainte ?..."


















Qui a dit que le Moyen Age ne rime pas avec modernité?



















Le spectacle littéraire et musical Terra Vagans conjugue rythmes de jazz et mythes des années 1230 , littérature et nouvelle forme d'expression dramatique.

Dans un délire de poésie pure, on décline en plurilinguisme (latin, espagnol, anglais, français, hébreux et arabe) l'histoire du chevalier Antwam of Writingham et d’Odonette Adalasinte d’Arambourg qui dégringolent d'Angleterre à Jérusalem.

A cela se tisse une autre histoire, celle de trois hommes, un juif, un chrétien et un musulman amoureux tous les trois de la même femme et qui se laissent mourir à côté du corps inanimé de celle-ci en terre sainte.
Un spectacle récité, a la façon classique, déclamé, chanté où le jeu du regard joue beaucoup.
































La première représentation a eu lieu hier soir, à 21h au Théâtre du Gymnase. Avec : l'écrivain Yann Apperry, le musicien Claude Barthélemy (oud et guitare), Massimo Nunzi (trompette), Chris de Pasquale (batterie et percussions), Maria Laura Baccarini (chant et récitatif)

mercredi 10 juin 2009

des petites merveilles...

Voici Cléo, le chat d'une amie... comme vous voyez, elle aime être prise en photo et adore faire de drôle de grimaces devant l'appareil...






Et ici, c'est les petites boules de fourrure que j'ai visitées la semaine dernière et qui étaient encore trop petits pour être adoptés...

dimanche 17 mai 2009

Webquest, enquête virtuelle, cyberquêtes ou missionWeb …


Intégrer les TICs représente un grand pas dans l’enseignement des langues : de cette manière on développer plusieurs compétences.

«Une enquête virtuelle est une activité d’investigation (inquiry) pour laquelle toutes ou presque toutes les informations utilisées par les apprenants sont tirées de la Toile. Les cyberenquêtes sont conçues pour faire gagner du temps aux apprenants, en se concentrant sur l’exploitation de l’information plutôt que sur sa recherche, et pour encourager la réflexion des apprenants sur les plans de l’analyse, de la synthèse et de l’évaluation». (
http://webquest.org)


Son fondateur (Bernie Dodge, en 1995 !, aux Etats-Unis) le définit comme une investigation, une activité pédagogique qui a pour objectif le développement de l'esprit critique des apprenants face aux nombreuses sources d'information et dont toutes les informations proviennent d’Internet.

C’est un dispositif didactique proposé par le professeur sous la forme d’un mini-site web, un document au format html mis en ligne sur un site personnel ou académique ou éducatif. Les apprenants travaillent donc en ligne.

Le webquest ou l’enquête virtuelle peut être individuel ou collectif.

Ce travail intègre les TICs : Internet, logiciels d’édition Word, Publisher, PowerPoint, pages Internet, photos numériques, vidéos…

Ainsi, le processus d’apprentissage est-il davantage centré sur l’apprenant qui s’approprie, interprète et exploite les informations en travaillant en autonomie. Le rôle du professeur est celui d’un facilitateur d’accès à l’information ; tout le dispositif pédagogique a été conçu en amont.

L’enquête virtuelle peut être disciplinaire mais aussi interdisciplinaire : donc, les compétences peuvent être travaillées de façon transversale. Cela constitue un autre trait de la perspective actionnelle, selon le CECR.


Exemple :
http://www.langues.ac-versailles.fr/doc/dossier/exemplesWQ.htm

vendredi 8 mai 2009

Hier, à Marseille


Hier j'étais en train de manger un couscous délicieux à Noailles
quand j'ai vu la place se noircir de police.
Moi je me demandais ce qui se passait, mais les passants
semblaient habitués aux nombreuses manifestations qui traversent la deuxième ville de France.
Quelques minutes plus tard, je vois une colonne qui défile...
C'était les enseignants-chercheurs et les étudiants des facs de Marseille,
qui exprimaient publiquement leur opposition à la réforme...


Et un peu plus loin une autre gréviste qui se manifestait... (grève de la faim, pas de la soif, car à l'intérieur de sa voiture il y avait plein de canettes de bière)

samedi 11 avril 2009

mercredi 8 avril 2009

Carnaval de Marseille

Quelques images du Carnaval de Marseille - le 4 avril 2009





























lundi 6 avril 2009

Si vous voulez manger à la roumaine...


Si un jour...

Si un jour vous êtes dans le 13...

Si jour vers l'heure où il fait noir...

Si un soir vous avez faim...

Si un soir vous avez faim et vous ne savez pas où aller...

N'hésitez plus...

Il y a un restaurant roumain à Aix-en-Provence. En centre ville. Dans un quartier où les restaurants se serrent les uns contre les autres comme s'ils voulaient éviter d'avoir froid.

Les odeurs se mélangent, les cultures deviennent voisines, les musiques s'entrecoupent, les goûts, même des prétentieux, sont satisfaits.

Chez Gogou est un restaurant petit mais d'une grande qualité. Les propriétaires sont des roumains qui depuis des années vivent ont décidé d'aporter à la grande gastronomie française un brin de diversité. C'est pour ça qu'ils ont ouvert leur restaurant, au coeur de cette ville ancienne et moderne grâce aux nombreux étudiants et touristes qui y passent.

Chez Gogou, tout est fait maison, ils n'utilisent aucun artifice, rien d'autre que leur savoir faire et les meilleurs ingrédients. Chez Gogou on rit, on danse si le coeur le veut, on s'amuse, on crée de beaux souvenirs et ce qui est le plus important on mange. Et on mange divinement bien!

Sarmale, mititei, mamaliga...et encore plein de plats traditionnels roumains. Car chez eux, ils offrent l'essence même de la cuisine traditionnelle roumaine. Et aussi, de l'atmosfère, à mi-chemin entre le rustique et le rétro, atmosfère un peu oubliée aujourd'hui.

Alors, Roumain ou pas, il vaut la peine de dîner au moins une fois Chez Gogou.

13, rue Felibre Gaut, Aix-en-Provence

ouverture de 20h30 à minuit de lundi au samedi


dimanche 15 mars 2009

Val d'Aoste

Le site du Val d’Aoste propose plusieurs sections, comme : de la documentation en ligne, des séquences pédagogiques, des scénarios curriculaires, des archives…

La partie intitulée « Didactiques du plurilinguisme » comprend deux grandes parties « approches plurielles intégrées » – où l’on retrouve les programmes CLIL (Content and Language Integrated Learning), Emile, VDA, et la section « didactique intégrée des langues » - DIL qui nous offre des liens vers des documents de réflexion, expériences ou références bibliographiques - et « approches plurielles partielles », composée de « intercompréhension », « éveil aux langues » et « interculturel ».

CLIL, s’inscrivant dans une didactique linguistique, vise à encourager le plurilinguisme à travers la pratique de l'Apprentissage Intégré de Langue et de Contenu en cinq différentes langues européennes.
Comme on le sait déjà le programme Emile représente l’Enseignement d'une Matière par l'Intégration d'une Langue Etrangère, ça veut dire enseigner une matière ayant comme médium la langue étrangère. On privilégie les connaissances disciplinaires ainsi que les connaissances linguistiques.
La section VDA se réfère à l’apprentissage des langues dans la région de Val d’Aoste, où l’on enseigne dans l’école moyenne le français et l’italien, mais aussi l’anglais. On a aussi des réflexions sur l’importance et les conséquences du bilinguisme.
Par l’intercompréhension on veut promouvoir la communication plurilingue en mettant en place des compétences de compréhension entre locuteurs de langues proches. Cette section nous propose des textes à lire, des liens internet, comme l’étude fait par Anna Schröder-Sura sur l’intercompréhension des langues parentés.
Approche pédagogique qui vise attirer l’attention et l’intérêt sur la diversité des langues et des cultures, la section Eveil aux Langues nous met à disposition des infos sur le projet québécois Elodil, des sites, une présentation qui expliques quelques concepts comme « metalinguistic skills ».
Dans la partie interculturel, on y retrouve plein de ressources intéressantes sur comment intégrer la compétence interculturelle dans la classe de langue, ou des anecdotes qui reflètent des différences entre les cultures.

Bref, c’est un site très intéressant, utile et plein de ressources…


mardi 10 mars 2009

dans les ténébres de l'informatique...

ça fait des jours et des jours
que je cherche les platformes de blogue,
que je crée des blogs-essai,
que je suis en quête de l'étincelle créative...
ça fait des jours et des jours
que j'oublie les nombreux mots de passe,
noms d'utilisateur ou d'inscription
ça fait des jours et des jours
que je voudrais mettre une chanson sur le blog
à l'aide de deezer ou d'un autre logiciel
mais je n'ai pas encore découvert comment...
par contre j'ai trouvé un petit logiciel, comme audacity,
pas aussi performant, mais sympa quand même
et qui s'appelle easy audio ripper
le téléchargement est gratuit mais la période d'essai est assez courte

samedi 28 février 2009

Me revoilà!

Je rentre après un voyage de 5000 km en quelques jours chez moi, à Bucarest...
Ciel blanc incandescent, à Paris comme dans la capitale roumaine.
Humidité et froid...
Un hiver encore en pleine force...
Un décor qui change tout en restant à peu près le même...
Des embouteillages, de l'ennui dans le regard des passants, la colère quotidienne...

Et là je suis rentrée, je retrouve ma Marseille ensoleillée...
Une autre saison, déjà et enfin le printemps...
Des recherches à lire, du temps comme "perdu" à rattraper...
Prête pour recommencer le travail:
le blog, les livres, les cours...Me revoilà!

vendredi 13 février 2009

La photo en classe

En cherchant sur le net des informations sur les appareil photos
(je voudrais changer le mien),
je suis tombée sur ce site qui m'a semblée intéressant.

De la maternelle à l'élémetaire, la photo sert à intégrer des notions,
des concepts dans une approche plus ludique et plus sympa que les listes de vocabulaire.
On y trouve des idées d'utilisation, des exemples d'activtés, des liens...

jeudi 5 février 2009

Projet de blog éducatif via Télé qui parle

Comme tous les étudints du groupe ont déjà mis un joli télé qui parle sur leur blog, je ferai pareil, parce qu'il me plaît et je l'ai déjà anvoyé à tous mes proches et mes amis.
Alors, les voici, la télé et mon projet:

samedi 31 janvier 2009

walkyrie


un très bon film, inspiré d'une histoire réelle, sur un sujet au moins terrible...à voir...


"RÉSUMÉ DU FILM
Thriller - S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie, destinée à éliminer le Führer." - site du télérama

jeudi 29 janvier 2009

du Neuf...








J'écris ce message pour tous ceux qui croient que pour le moment le soleil s'est couché pour eux, que le monde est comme fini ou que la terre s'est arrêtée, en ce qui le concerne, à l'instant où leur coeur a identifié un battement suspendu qui allait tout bousculer, boulverser les raisons, jusque là, infaillibles...


Rien n'est perdu, tout est expérience, souvenir ou oubli. Tout recommence. Le bon comme le mauvais. Il faudrait craindre les deux. Car la nature humaine ne peut presque jamais être contente.


Quand on pense n'avoir plus rien, soit on surgit vite à la surface, soit on s'enfonce encore, pour surmonter avec encore plus d'acharnement la pente. On se construit, on se reconstruit, on se réinvente. Sans cesse. Tout en restant fidèle à soi-même le plus intinme. C'est, je pense, l'essence même de la vie. Et à chaque fois, c'est le même feu qui nous anime. La Passion. Peu imorte laquelle. Et après, combler ses angoisses avec des rêves, se donner un rôle...


Demain, c'est juste devant. Il nous reste qu'à ouvrir les yeux et regarder.


Alors, bon courage!

vendredi 23 janvier 2009

"Il y avait un peu d'Edith Piaf là"







Paris. Dimanche matin. Temps changeant et frais. Devant le 28 du boulevard des Capucines, les passants se font rares.
On se dépèche vers l'entrée des artistes. L'art nous appelle. L'ancien bâtiment de l'Olympia résonne sous les répétitions minutieuses des derniers moments. L'orchestre et les membres de l'équipe bouillonnent...
Le lourd rideau de velour rouge s'ouvre. Dans sa petite robe noire, avec laquelle elle nous a habitués, Jil Aigrot apporte sur scène son immense talent vocal aussi que sa personnalité pleine de douceur et de sincerité.
Le plus de grave qu'elle a dans la voix ce soir emprunte à ses chansons encore plus de dramatisme. Son convaincant jeu de scène trahit sa formation théatrale. Juste ce qu'il faut pour emporter le public.
La musique nous transporte dans une sorte d'univers parrallèle, "un état second" d'où chante l'artiste entraînant dans ce voyage le publique. Tour à tour, les ritournelles nous promenent sur le pavé du Paris des années 20-30, nous ouvrent les yeux sur la vie toujours sur les routes et parfois pathétique des forains, nous aprennent "A quoi ça sert l'amour", que "sans amour on n'est rien du tout" et que les mots d'amour sont inépuisables. On fait la connaissance de "L'accordéoniste", de l'"Homme terrible", du "Légionnaire", entre un tour de Manège musical et "Les flonflons du bal". Sans oublier les classiques "Padam, Padam" et "Hymne à l'amour".
La vie devient rose quand la Jil Aigrot descend dans la salle pour cette chanson pour faire chanter le public qui s'avère ému et très réceptif. Parfois avec les larmes de l'émotion au coin de l'oeil, perdus dans "La foule", on écoute, on entend, on vit avec l'artiste l'intensité de cette matinée. Les histoires tristes de "L'homme à la moto" et des "Amants du jour", qui se donnent la mort pour jamais ne plus être séparés, créent une atmosphère apropriée pour une supplication comme "Mon Dieu". Après la dernière chanson du tour de chant "Non, je ne regrette rien", en rappel Jil Aigrot nous offre deux interprétations originales et très réussies de "Sous le ciel de Paris" (chanson spécialement ajoutée pour ce soir) et de toujours acclamé "Milord". On est sous le charme.
Pour Jil Aigrot, le triomphe est total, télévisions, journalistes, tous étaient au rendez-vous. La salle pleine d'un public plus qu'heureux. Des merveilleux souvenirs pour tous. Un magnifique hommage comme s'il restait un peu d'Edith Piaf dans l'établissement de Bruno Coquatrix.









jeudi 22 janvier 2009

De l'eau sur Mars!




On a découvert des nouvelles images qui prouvent qu'il y a de l'eau sur Mars...


Merci Rachel pour cette amusante photo!!!

mardi 13 janvier 2009

Petit jeu

Voilà un petit jeu rigolo qu'une amie à moi m'a envoyé... J'espère que ça va vous plaire...
Ce jeu ne demande que 3 minutes d'attention . Ca va t'effrayer. La personne qui me la envoyé a dit que son voeu s'est réalisé 10 minutes après l'avoir lu. Mais pas de triche. Ce jeu a un drôle/effrayant dénouement .. Ne lis pas en avance mais fais-le dans l'ordre, point par point. Ca prend env 3 min. et ca vaut la peine. Prends d'abord une feuille et un crayon. CONSIGNES: Quand tu choisis les noms, sois sûr que ce sont des personnes que tu connais et fais-le d'après ton premier instinc .Descend ligne par ligne. Ne lis pas en dessous, tu gâcheras tout le fun:
1. Ecris les chiffres de 1 a 11 dans une colonne
2. A côté des chiffres 1 et 2, écris 2 nombres aux choix
3. A côté des chiffres 3 et 7,inscrit le nom d'une personne de sexe opposé (noms differents ) Ne regarde pas trop bas ou ca ne marchera pas. Avance point ,par point... 4. Ecris le nom de n'importe qui (par ex.: amis, famille) à côté des chiffres 4, 5 et 6. (noms differents) Ne triche pas ou tu regretteras
5. Ecris quatre titres de chansons en 8, 9, 10 et 11
6. Finalement, fais un voeu Ici est la clef du jeu
RESULTAT :
1.Tu dois parler de ce jeu à un certain nombre de personnes (le nombre qui est à côté du 2).
2. La personne en place 3 est celle que tu aimes.
3. Celle en place 7 est quelqu'un que tu apprécies beaucoup mais avec qui ça ne marche pas.
4. La personne que tu as mise en 4 est qqn à qui tu tiens vraiment beaucoup .
5.La personne que tu as nommée en place 5 est celle qui te connait très bien
6. La pers. que tu as inscrite en 6 est ta personne porte-bonheur
7. La chanson en 8 est celle qui s'associe avec la personne en 3.
8. Le titre en 9 est la chanson pour la personne en 7
9. La chanson en 10 est celle qui t'en dit le plus sur ton esprit
10. La chanson en 11 est celle qui révèle tes sentiments par rapport à la vie.
Mets cela sur 10 blogs dans l'heure qui suit ta lecture de ce mot. Si tu le fais ton voeu se réalisera. Si tu ne le fais pas, ça deviendra l'inverse ! Sacrément bizarre... Mais ça à l'air de marcher... fais seuleument copier/coller.

jeudi 8 janvier 2009

Les neiges de ... Marseille

Hier matin, je reçois un coup de fil. C'est ma voisine au-dessus qui me criait de me réveiller et de regarder par la fenêtre, car...Il Neigeait!!!

Heureuse comme tout, j'ouvre la fenêtre et en pyjama d'essaye déjà d'attraper quelques petits et éphémères flocons.

10 minutes plus tard, j'étais en train de me promener en ville sous la neige qui tombait de toutes les directions...




Même les chiens se sont préparés pour cet événement


Dans un autre quartier, dans une rue en pente, quelques enfants faisaient de la luge.





Un nouveau sport de saison - le ski en ville, sur les trottoirs
j'avais déjà vu des patins à glace, mais des skis...

Un peu plus loin, des enfants qui s'amusaient à jeter des boules de neige sur les passants qui ne savaient pas ce qui leur arrivait...
Et beaucoup de gens sortis faire les soldes.
Les marchands de marrons avaient crié présent à l'appel des possibles clients.
Les barraques des sentons, même fermées, continuaient encore de veiller sur le Vieux Port.
Belle et charmante illusion d' atmosphère de fête, comme si Noël approchait...